Le Message de Monsieur Erbaş, le Président des Affaires Religieux  sur le 25 Novembre, la Journée Internationale de la Lutte Contre la Violence à l’Egard des Femmes

Le Message de Monsieur Erbaş, le Président des Affaires Religieux  sur le 25 Novembre, la Journée Internationale de la Lutte Contre la Violence à l’Egard des Femmes

mercredi 27 novembre 2019

Islam, qui considère tous les gens égale à servitude à Dieu, a ordonné que les relations humaines soient constitués sur les valeurs universelles comme  la pitié, la justice, la compassion et la miséricorde à l’axe de l’humanité, pour la construction d’une société où le droit et la liberté de chaque individu est protégé. C’est pourquoi l’élément fondamental qui détermine la nature des relations sociales dans la société islamique est l’identité d’être « humain » que chaque individu possède de la naissance.   Par contre dans les sociétés d’ignorance, les relations humaines sont constituées sur toutes sortes de discriminations. Dans des telles sociétés, les intérêts mondiaux sont préférés aux valeurs humaines ; la pitié, la compassion et la miséricorde sont remplacées par toutes sortes d’oppression, de violence et de conflits sociaux. Par conséquence la violence, un phénomène qui se répété depuis l’histoire jusqu’à notre jour, est un crime contre l’humanité qui se limite aux sociétés et mentalités d’ignorance.

Depuis Adam, tous les prophètes ont lutté contre la mentalité d’ignorance qui se privilégie et marginalise, humilie et insulte à l’honneur et à la dignité des autres. Notre Prophète, Messager de Bénédiction qui a montré le chemin tout en vivant chaque principe de l’Islam, était toujours contre la violence avec la justice, la liaison et la compassion.  Voire, malgré Il avait le pouvoir de donner la réaction la plus grave contre les gens qui rendaient sa vie insupportable, Il  répondait avec la sagacité et la compassion. Parce que Islam a considéré comme un comportement détestable toute sorte de violence contre soit la femme soit l’homme ; soit l’enfant soit les vieux ; voire contre toutes les existences à la nature.

La violence qui a arrivé à une dimension menaçant à notre jour toute l’humanité sans observer la religion, la langue, la race, la géographie, le niveau d’éducation et le statut social, vise cruellement nos femmes. Humilier et insulter à l’honneur d’une personne n’importe pour quel motif et à cause de quelle raison est l’extériorisation d’une humeur maladive et d’une pensée d’ignorance littérale. Il n’est pas possible qu’une mentalité qui trouve bon la violence à l’égard des Femmes, s’appuie sur l’éthique et la pensée de l’Islam.

Lutter d’une façon déterminée contre une pensée si primitive est la responsabilité humaine de chaque individu de la société. D’ailleurs en vertu de l’ordre « Et comportez-vous convenablement envers elles » (Les Femmes, 4/19) dans le Saint Kur’an, le Prophète (s.a.s.) a dit « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes ! » (İbn-i Mâce, Nikâh, 50) Le Messager d’Allah qui a installé les notions de droit, de consignation, de respect et d’amitié au centre de relation juridique et éthique entre la femme et l’homme, a légué par testament à l’humanité au cours de son Dernier Sermon : « Ô peuple ! Si elles respectent vos droits, alors à elles appartient le droit d’être nourries et habillées convenablement ! Traitez donc bien vos femmes et soyez gentils envers elles, car elles sont dévouées envers vous. Je vous conseille d’avoir peur de Dieu à propos d’elles car c’est Dieu qui vous les a confiées… » (Müslim, Hac, 147)

Aujourd’hui la seule voie qui nous sauvera de spirale de la violence qui noircit la vie des femmes et qui empoisonne la famille, est d’écouter ce conseil de Prophète (s.a.s). Chaque musulman doit assimiler le modèle de vie de notre Prophète (s.a.s.) et installer dans le fond de nos relations la pitié, la justice, la compassion et la miséricorde. Car ces valeurs vont occasionner au radoucissement des cœurs solides, à la fusion de l’hostilité et au remplacement par la liaison et l’amitié de la haine et la détestation, à la reconnaissance et la compréhension l’un à l’autre des gens.

Par conséquent j’espère que les activités à tenir dans « la Journée Internationale de la Lutte Contre la Violence à l’Egard des Femmes le 25 Novembre » peuvent nous faire gagner un point de vue modéré et faire arriver nos peuples à la conscience que la violence ne pourra évincer qu’avec la compassion et la colère qu’avec l’amitié. Je souhaite que les enfants et les femmes rejoignent  des jours tranquilles, loin de toute négligence et tout abus soit dans notre pays soit au monde entier ; qu’une compréhension de la justice s’appuyant sur la compassion et la pitié domine notre vie.

Prof. Dr. Ali ERBAŞ

Président des Affaires Religieuses