Houtba du Vendredi : « Aujourd’hui est un jour pour être ensemble et uni contre le terrorisme »

بِسْــــــــــــــــــــــمِ اﷲِارَّحْمَنِ ارَّحِيم
مَن قَتَلَ نَفْسًا بِغَيْرِ نَفْسٍ أَوْ فَسَادٍ فِي الأَرْضِ فَكَأَنَّمَا قَتَلَ النَّاسَ جَمِيعًا
Que votre Vendredi soit Béni mes Chers Frères !
 
Nous sommes encore très peinés ces derniers temps, notre peuple est attristé une fois de plus ces derniers temps. Parce que notre peuple fut victime d’une attaque terroriste à Istanbul la semaine passée et hier à Izmir. Nos cœurs ont encore une fois brûlé pour les innocentes personnes que nous perdîmes. Je prie pour que la miséricorde d’Allah soit sur ceux qui laissèrent la vie, je souhaite un prompt rétablissement aux blessés et je présente mes condoléances à leurs proches endeuillés. Je présente mes condoléances à notre nation et à la famille de l’humanité.
 
Mes Chers Frères !
 
Comme je l’exprime tout le temps de ce minbar, chaque personne est respectable du point de vue de notre croyance. Le droit à la vie de chaque personne est sacré. Sa vie, ses biens, son honneur et sa dignité sont intouchables (1). Le Saint Coran ordonne, « quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes » (2). Le but principal de notre noble religion, de l’Islam est de donner la vie à l’être humain. De considérer la vie prioritaire, de renforcer la vie.
 
Il faut savoir que l’objectif de toute manifestation terroriste visant notre existence est identique qu’importe le nom, la méthode, l’état d’esprit et le point de vue. Le but est d’endommager notre unité, notre solidarité et notre fraternité. De détruire notre culture de co-existence sereine, rassemblant toutes nos différences et en faisant ressortir toutes nos richesses. Le but du terrorisme est d’asservir nos cœurs à la fitna (division) et au fassad (corruption morale), à la haine et à la colère, aux ténèbres de la violence et de l’hostilité. De nous entrainer vers le tourbillon du conflit, de la perturbation et de l’insécurité. D’affaiblir notre force. De ruiner nos espoirs en rapport avec notre avenir.
 
Mes Frères !
 
Comme nous avons tant besoin des principes de morale qui nous sont enseignés par notre Seigneur dans la sourate Hujurat en ces moments difficiles que nous traversons. Venez, prêtons tous ensemble attention à ces principes, valeur d’or, lors de notre houtba d’aujourd’hui :
 
Le premier de ces principes étant l’ordre de « chercher », « Ô vous qui avez cru! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] ». Accepter une information qui nous est venue sans que nous en cherchions la source, l’origine, confirmer l’information sans que nous ayons recours à une étude démontrant la véracité de l’information peuvent nous entrainer vers des conclusions fausses et erronées. Ce genre de position peut donner raison à des situations indésirables telles que la fitna et le fassad. Au final nous pourrons regretter ce que nous avons commis.
 
Mes Frères !
 
Le deuxième principe moral est de rendre les situations meilleures. De trouver une solution entre les êtres humains qui rencontrent des problèmes entre eux. Soit d’améliorer, de développer et non de détruire, de réparer, d’unir, de consolider et non de diviser et de discriminer. Rendre la force de la fraternité, de l’amour, de l’affection souveraine ensemble contre les ténèbres de la haine, la colère et de la violence. D’assécher tous ensemble les marécages de la division et du conflit.
 
Le troisième principe moral est d’élever la justice avec le commandement « d’être juste », de ne jamais s’éloigner de la justice et du droit, de la loyauté et de la droiture qu’importe les situations.
 
Mes Chers Frères !
 
Le quatrième principal moral nous étant enseigné par la sourate Hujurat est l’ordre de « ne pas railler ». Il ne faut point mépriser et manquer de respect à autrui. Il ne faut jamais oublier que nous fûmes créés de la même nature, que nous sommes tous les enfants d’Adam et Hawwa.
 
Le cinquième principe moral est d’éviter de nous souiller les uns et les autres. Il faut impérativement éviter de froisser et d’humilier autrui par le biais d’un petit signe ou bien d’une allusion. Soit, se tenir éloigné de tous comportements et propos pouvant offenser et porter atteinte à la dignité et à l’honneur des êtres humains.
 
Le sixième principe moral est l’ordre suivant ; « Ne vous dénigrez pas et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux). ». Parce que tout comme lui-même le nom, la dignité et la considération de l’être humain est digne de respect, l’être humain est honorable et estimable.
 
Mes Chers Frères !
 
Le septième principe moral que nous enseigne la sourate Hujurat est d’éviter d’émettre des suppositions et des conjectures, de médire les uns et les autres. Parce que les hypothèses sur les êtres humains induisent très souvent en erreur les êtres humains et les entrainent à commettre des péchés. Cela peut causer des malentendus et des situations embarassantes.
 
Le huitième principe moral est de ne pas mettre en avant les défauts et les erreurs des autres. Soit de tenter de divulguer les caractéristiques et situations privées d’autrui.  Il ne faut point oublier que notre véritable devoir est d’œuvrer pour nous rendre meilleur, en essayant de dissiper nos défauts et nos erreurs.
 
Le neuvième principe moral est le commandement suivant « Et n'espionnez pas; et ne médisez pas les uns des autres. » Car il nous revient à nous de veiller sur le droit et les intérêts de notre frère, même lors de son absence. C’est considérer sa présence comme la notre. C’est considérer son estime, sa dignité comme les nôtres.
 
Mes Frères !
 
Que notre Seigneur Tout-Puissant nous compte parmi ceux qui obéissent à ces principes. Que notre Créateur Tout-Puissant nous compte parmi ceux qui adoptent et vivent la morale du Coran et de notre Prophète. Que notre Seigneur ne donne nulle opportunité à ceux qui visent à nuire à l’unité, à la solidarité et à la fraternité de notre nation. Que notre Seigneur Tout-Puissant protège notre peuple et notre pays, espoirs des oppressés.
 
  1. Boukhari, ilim, 9.
  2. Al-Ma-ida, 5/32
  3. Hujurat, 49/1-18