Importantes déclarations du Président des Affaires Religieuses, Görmez

 
Le Président des Affaires Religieuses, le Prof. Dr. Mehmet Görmez fut l’invité en direct de l’émission Iskele Sancak diffusée sur la chaine Kanal 7.
 
Le Président Görmez fit d’importantes déclarations en rapport avec l’actualité au cours du programme couvrant la situation difficile traversée par le monde musulman, la tragédie humaine vécue en Syrie et à Alep, le terrorisme, FETÖ, les jama’ah et les sectes ainsi que de nombreux sujets.
 
Comme suit certains titres du discours du Président Görmez prononcé lors du programme Iskele Sancak présenté par Mehmet Acet, représentant de la chaine Kanal 7 à Ankara :
 
« L’année 2016 fut peut-être l’une des années la plus difficile de l’histoire du point de vue de l’humanité entière… »
 
L’année 2016 fut peut-être l’une des années la plus difficile de l’histoire du point de vue de notre pays, de notre région et de l’humanité entière. L’année 2016 fut une année où l’ombre de la violence et de la guerre tomba partout, où l’impitoyabilité régna, où les crimes de masse furent commis, où les enfants innocents, les femmes furent massacrés. Lorsque nous considérons le monde, l’univers dans leur globalité, chacun d’entre nous est responsable. Chaque être humain est touché par toutes ces actes de malveillance. De cet angle, nous devons prier comme suit « Que notre Seigneur Tout-Puissant puisse nous pardonner, nous la famille de l’humanité ». Que notre Seigneur nous épargne de ce genre d’année. La faute ne revient pas à l’époque. Les êtres humains sont les seuls à commettre tous ces grands péchés et agir avec malveillance.
 
« Nous ne pouvons avoir accompli notre devoir en adressant seulement nos condoléances aux familles de martyrs… »
 
L’année 2016 fut une année où nous perdîmes de nombreux martyrs en tant que pays et nation. Des gens furent sauvagement massacrés à la fois avant le 15 juillet dans le sud-est de l’Anatolie, et dans nos grandes villes. 248 de nos frères sacrifièrent la vie devant les tanks et canons pour protéger le droit de la nation. Nos douleurs ne prirent pas fin après le 15 juillet. D’innocentes personnes furent massacrées dans nombres d’endroits. Des explosions ont eu lieu à Kayseri, à Istanbul il y a peu de temps. Nous eûmes des martyrs lors de l’Opération Bouclier de l’Euphrate (Firat Kalkani Harekâti). Que la vaste miséricorde d’Allah soit sur tous nos martyrs. Je souhaite un prompt rétablissement aux ghazis. Je souhaite force, patience et endurance aux familles endeuillées des martyrs. Nous ne pouvons avoir accompli notre devoir en adressant seulement nos condoléances aux familles de martyrs, en souhaitant la miséricorde d’Allah pour nos martyrs et en souhaitant un prompt rétablissement aux ghazis. J’aimerais m’adresser à chaque citoyen de notre nation. Ces familles ne sacrifièrent pas leurs enfants uniquement pour eux, uniquement pour ce pays ; mais pour nous tous. Nous leurs sommes tous reconnaissants. Nous devons tous leur être enfant. Nous devons nous mobiliser pour réduire leur souffrance.
 
« Nous sommes tous responsable du navire de cet univers en tant qu’être humain… »
 
Quel était le tableau du monde et du monde musulman en 2016 ? Lorsque nous regardons attentivement le Saint Coran, il n’est pas juste de séparer le monde. Il n’est pas correct de séparer l’est de l’ouest, le nord du sud. Le monde est une entité complète. Allah est le Seigneur de l’est, de l’ouest, du nord et du sud. Les croyants sont chargés de considérer le monde dans sa globalité du point de vue du bien et du mal. Lorsqu’une tyrannie est exercée dans les coins les plus reculés de la terre, l’être humain doit en avoir connaissance. Il a le devoir d’empêcher cela. Nous partageons le monde ensemble. Nous sommes les enfants d’une même terre. Nous vivons sous le même ciel. Nous vivons sur la même terre. Nous sommes les enfants de Hazrat Adam et Hawwa. Pour reprendre les propos de Hazrat Ali ; « Soit nous sommes nos pairs dans la création, ou bien nous sommes frères dans la religion ». Puisque cela est ainsi, nous sommes tous responsables du navire de cet univers en tant qu’êtres humains avant de passer à la fraternité dans la religion, avant de passer à l’Islam.  Notre Seigneur Tout-Puissant créa tout cet univers entier, tous les hommes pour qu’ils puissent améliorer, développer, exploiter l’univers ensemble.
 
« Le monde musulman n’a pu être ‘le monde de l’Islam’ en 2016… »
 
Le monde musulman n’a pas pu être ‘le monde de l’Islam’ en 2016. Le monde de l’Islam est où se trouve la paix. Lorsqu’il n’y a pas la paix, le monde de l’Islam ne peut exister. Lorsqu’il n’y a pas de sécurité, il ne peut y avoir de foi. S’il y a la foi, il y a la paix, la sécurité. C’est la raison pour laquelle pour pouvoir nommer un lieu, une région, ‘le monde de l’Islam’, uniquement la prière, l’appel à la prière, l’existence de ceux qui ont foi en Allah, ne suffisent pas. Il faut également que ceux qui accomplissent les cultes pour Allah, ceux qui prient, ceux qui appellent à la prière doivent rendre souverain la justice et la miséricorde de l’Islam. Ils doivent accomplir la paix, la foi, la sécurité de l’Islam. Lorsque nous observons le monde, des feux s’élèvent de toutes les capitales. Le feu tomba dans nombre de foyers de familles. Nombres d’enfants sont orphelins. Nombres de conjoints/es sont veufs/ves. Nombres de villes furent détruites. Les civilisations furent anéanties. Ce fut une année qui s’est écoulée avec tous ces aspects négatifs. Que notre Seigneur Tout-Puissant pardonne les péchés commis par la famille de l’humanité et qu’Il ne nous refasse plus jamais revivre des années où l’impitoyabilité règne et où la guerre et la violence nous prennent tous en otage.
 
« Chaque croyant vivant dans cette région est le gardien de l’espoir… »
 
L’humanité, les peuples, les cultures, les civilisations, les oumma rencontrent des périodes difficiles. Lorsque nous regardons notre histoire de l’Islam et de la civilisation, lorsque nous lisons notre propre histoire en tant que peuple, nous constatons que nous eûmes constamment des moments difficiles. Nous vécûmes des difficultés d’autant plus grandes en ce début de siècle. Nous traversâmes des moments très éprouvants à l’époque où les Conquêtes Mongoles s’unirent avec les Croisades. Mais nous surmontâmes de grandes épreuves ces dernières années également. Chaque croyant vivant dans cette région est le gardien de l’espoir. Nous espérons que notre Créateur Tout-Puissant nous permette de vivre une année 2017 plus belle où la paix, la miséricorde, la justice seront souveraines en laissant derrière nous toutes les difficultés et en tirant les leçons du passé.
« Notre noble peuple démontra que l’humanité à Alep n’était pas morte et qu’elle ne mourra pas… »
Nous n’étions pas complètement déterminés au début du lancement de la campagne « Que l’Humanité ne Meure Pas à Alep ». Notre peuple brûle avec la douleur d’avoir perdu ses enfants d’une part et d’autre part, il lutte contre les trahisons internes et externes. Il essaie de panser les blessures causées par les réseaux terroristes se trouvant parmi nous. Malgré tout cela, notre grand peuple démontra que l’humanité à Alep n’était pas morte, qu’elle ne mourra pas. Si tous les membres de notre peuple ne se montrent nullement indifférents, si notre peuple entier se lève et vient en aide suite à notre petit appel, « Que l’Humanité ne Meure pas à Alep » dans ces conditions et situations, si notre peuple transforme le tableau pessimiste que je vous ai tout à l’heure décrit en un tableau positif, cela est une chose exceptionnelle. Qu’Allah protège notre nation. Un seul vendredi suffit pour que notre nation apporte une aide de 63 millions. Une dame lors d’une réunion, passa près de moi et me donna un morceau de papier sur lequel était inscrit une note. Je me suis dit, « il y a peut-être une demande » et j’ai pris le papier. Je l’ai ouvert. Une bague sortit. J’ai commencé à lire la note qui y était écrite et j’ai eu les larmes aux yeux. « Cher monsieur le Président ; je suis mariée depuis 13 ans. Ma bague est le symbole de ce qui m’est confiée dans notre mariage, je souhaite la donner aux enfants d’Alep pour qui nous sommes les seuls espoirs. Qu’Allah veille sur vous ». Il y a des centaines d’exemples similaires à celui-ci. Alors que certains sont entrain de détruire Alep, alors que certains se disant musulmans sont entrain d’anéantir Alep, la ville magnifique, la ville de Hazrat Zakarya, la merveilleuse ville d’Alep qui fut fondée par les sahaba, alors que certains sont entrain de massacrer les enfants, chaque membre de cette nation tendit sa main bienfaisante.
 
« Le terrorisme, la malveillance universelle actuels sont des méthodes de guerre ne connaissant ni morale ni droit… »
 
Le terrorisme, la malveillance universelle actuels représentent des méthodes de guerre ne connaissant ni morale et ni droit. Une méthode de guerre visant à éliminer les identités nous affronte. Le terrorisme d’aujourd’hui ressort toutes les maladies telles que le sectarisme, le racisme, le tribalisme, la haine, la colère, l’irritation, l’hostilité héritées de l’histoire. Le terrorisme d’aujourd’hui n’est pas uniquement orienté vers notre présent. Le terrorisme d’aujourd’hui est le terrorisme qui ravage l’avenir, qui place sous hypothèque l’avenir des générations futures mais qui sème en même temps les graines de la fitna (dissension), du fassad (corruption morale) et de la division nous influençant de manière néfaste.
 
« Le plus grand terrorisme n’est point le terrorisme lui-même mais le terrorisme qui est identifié à l’Islam… »
 
Lorsque nous pensons à sa relation avec la religion, la plus grande victime de ce terrorisme est la religion elle-même. Le plus grand terrorisme n’est pas le terrorisme en lui-même mais le terrorisme qui est associé avec l’Islam. Parce que la plus grande victime du terrorisme est l’Islam lui-même, l’Islam, envoyé par Allah telle la dernière miséricorde sur terre. La malveillance universelle l’utilise tel un moyen moderne de colonisation. Lorsque nous analysons ces évènements, il ne serait point juste de chercher uniquement des raisons externes. Il ne serait pas non plus juste d’accuser les facteurs internes. Nous devons aussi enlever absolument toutes les raisons émanant de nous-mêmes.
 
« Ceux qui donnent des fatwa aux actes suicidaires causent le plus grand mal qu’ils puissent faire à l’Islam… »
 
Ceux qui donnent une fatwa pour les actes suicidaires ne connaissant ni morale ni droit et tentant de nommer ces suicides, martyres, sont placés dans une posture pire que ces criminels et ces barbares. Comme ils rendent légitime ce crime, comme ils détruisent un concept exceptionnel tel que le jihad, cela signifie qu’ils causent le plus grand mal à l’Islam. Cela n’a aucun rapport avec l’Islam et l’histoire de l’Islam. Cet état frénétique a perdu le sens de la vie, a perdu l’objectif de la création, a rompu tous les liens avec Allah, a perdu sa croyance, c’est ce qu’une idéologie nihiliste est capable de réaliser. Que personne ne tente de chercher cela dans les pages de l’histoire, entre les lignes dans les livres des écoles de la jurisprudence musulmane. Il n’y a rien en rapport avec cet état. Il est impossible de mettre en relation l’état de frénésie des temps modernes, l’idéologie nihiliste ayant perdu la raison de la création, une état d’esprit ayant transformé l’impitoyabilité en une idéologie avec la religion, avec l’Islam, avec l’histoire de l’Islam.
 
« Il n’y a point de différence entre les meurtriers d’Alep et es meurtriers de Kerbela. Il ne peut y avoir de différence entre les victimes d’Alep et les victimes de Kerbela… »
 
Les raisons des sales guerres conduites dans cette région ne sont pas les conflits entre les écoles religieuses, le conflit des écoles religieuses est l’aboutissement. Mais cela est à l’origine de la disparition de la science et de la sagesse causant ainsi une ignorance gisant dans l’ombre de l’inconscient, soit des générations élevées dans l’ombre de cette ignorance et qui sont touchées par ces maladies recrudescentes provoquées par l’ignorance et siégeant dans l’inconscient des jeunes générations. N’existe-t-il point de conflits entre écoles religieuses ? La réponse est affirmative. Où sont-ils ? Si un barbare ayant perdu toute compassion, toute miséricorde, en tuant les enfants d’Alep, en détruisant Alep, affirme venger Kerbela et s’il le déclare au monde entier, vous ne pouvez nommer cela dans son intégralité, guerre d’écoles religieuses. De même que si un militant du DAECH massacre une personne et déclare venger tous les chiites, nous serons tous ensemble témoins de, comment un conflit de pouvoir et d’intérêt se transforme en un immoral conflit d’écoles religieuses. Alors qu’Alep ne peut être la revanche de Kerbela. Il n’y a point de différence entre les criminels d’Alep et les criminels de Kerbela. Il ne peut y avoir de différence entre les victimes de Kerbela et d’Alep. Un tyran est un tyran. La religion et l’école religieuse d’un tyran ne peuvent être prises en compte.
 
« Ahl-al sounna est la voie principale et non une école religieuse… »
 
Nous avons toujours affirmé au cours de l’histoire marcher dans la voie principale, fondant toutes les civilisations de l’Islam. Nous n’avons regardé la vie, l’univers, l’être humain par le biais d’un étroit moule d’école religieuse (madhab). Nous avons considéré les soixante-douze peuples de la même manière. Nous formâmes Yunus, Mevlana, Haci Bektas Veli. Nous n’avons point simplement qualifié d’école religieuse la voie sur laquelle nous marchons. Nous l’acceptâmes telle la voie principale fondant les civilisations de l’Islam. Notre cher Président met constamment l’accent sur deux choses lors de ces moments difficiles : Je n’ai point de religion sunnite ou chiite. J’ai une religion qui s’appelle Islam. Les dirigeants de ce pays doivent continuer à déclarer cela en ces périodes difficiles où tout le monde se rejette et taxe les uns et les autres de mécréants (takfirisme). Ahl-al sounna n’est point une école religieuse. Ahl-al sounna est la voie principale. Et ce chemin est composé de principes qu’il nous enseigna. Nous ne considérons point mécréants ceux qui se tournent vers la qibla. Nous ne rejetons aucun de nos frères se prosternant pour le Très Miséricordieux. Nul ne peut être soumis au takfirisme.
 
« Si nous avons encore des citoyens qui sont toujours voués à FETÖ avec des idées innocentes, je les invite à analyser leur cœur avec sagesse et discernement s’il reste des doutes dans leur cœur… »
 
La date du 15 juillet dorénavant est un tournant très important de l’histoire de cette nation, cette date sera à jamais commémorée telle une importante pierre angulaire de l’histoire. Qu’en cette nuit, la nation protège son propre droit, que chaque membre de notre nation écrive une épopée n’est pas chose qui puisse être mise de côté. Le 15 juillet sera enregistré telle une date importante également dans l’histoire de Diyanet. Que nos plus de cent mille personnels religieux, mobilisés avec le peuple aient tenté de maintenir, de soutenir la force résistante de la nation avec les sala, mérite toute estime. Elhamdulillah, gloire à Allah de nous avoir accordé des sala éteignant les coups d’état. Le 15 juillet n’est pas uniquement un coup d’état. C’est une tentative d’invasion. Une trahison pure et dure. Le 15 juillet est également de prime importance dans l’histoire du pays, l’histoire de Diyanet, l’histoire de la religion. Parce que même si cela est une manifestation erronée sous le nom de la religion, comme ce fut réalisé sous la conduite d’une structure portant l’habit religieux, cela est un sujet important sur lequel nombre de théologiens pourront écrire expliquant les raisons et les conséquences dans l’histoire de la religion aussi.
 
Je souhaiterais m’adresser à chacun de nos citoyens composant notre nation : Si nous avons toujours des citoyens parmi nous, se consacrant et ayant des idées innocentes et bienfaisantes envers cette structure, s’il reste des doutes dans votre cœur, je vous prie s’il vous plait de revoir vos idées, de faire un examen de votre cœur grâce à la sagesse, la perception, le discernement nous étant données par l’Islam.
 
« Les représentants des forces malveillantes envoyèrent des écoles formant des intellectuels de la colonisation ayant pour but d’intensifier la colonisation dans le monde avec des idées produisant de la violence… »
 
 Lorsque vous considérez les changements dans la région dans les années 2000, le tableau suivant se dresse devant nous. L’Union Soviétique s’est désintégrée, dispersée, de nombreux pays musulmans et communautés musulmanes virent le jour. Il ne restait plus de colonisation officiellement en Afrique, nombre de pays musulmans et de peuples musulmans émergèrent. Les musulmans immigrés en Europe adoptèrent la nationalité du pays européen et formèrent une masse locale, bien installée. L’Islam est une force grandissante dans tous ces lieux. Face à cette force, les représentants de la malveillance universelle envoyèrent deux choses dans ces régions en question ; Soit ils envoyèrent des idées produisant de la violence au Moyen-Orient soit ils envoyèrent des écoles pouvant former des intellectuels de la colonisation pouvant augmenter leur capacité colonisatrice.
 
« Il ne serait pas correct d’analyser les jama’ah et les sectes avec FETÖ… »
 
 Les organisations religieuses, les groupes religieux, les formations socio-religieuses sont une réalité ayant toujours existé au cours de l’histoire. Ils étaient connus sous le nom de secte avant l’histoire de la République. Ils étaient donc connus tels des courants mystiques, des sectes. De nombreuses structures se firent appeler « jama’ah » à l’époque moderne. Par conséquent, ils menèrent des études, des travaux sous le nom de structures, de fondations traditionnelles, sous le nom d’associations, d’organisations non-gouvernementales au cours de l’histoire de notre République. Il ne serait pas juste d’analyser, de traiter toutes ces structures sous le même angle que FETÖ, soit évaluer ces structures avec FETÖ après le 15 juillet. Si une structure a trahi sa propre nation, si elle a envoyé des tanks sur son propre peuple, si elle a bombardé son propre parlement, si elle a agi avec malveillance sur le plan universel, si elle a produit une nouvelle religion, si elle a créé une nouvelle conception religieuse, donc il serait injuste et incorrect de classer une quelconque religion, une quelconque jama’ah dans la même catégorie que celle dont les caractéristiques furent énoncées au-dessus. Cela ne veut pas dire non plus que les formations socio-religieuses dont l’objectif est d’être au service de la vie religieuse et spirituelle de la société sont parfaites, exemptes d’erreurs. Il y a des erreurs, des fautes sans aucun doute. Quel cadre pouvons-nous tracer pour éviter de retomber dans la même erreur ? Nous avons quatre, cinq principes de base que nous leur demandons de respecter. Le premier étant de ne jamais avoir recours à la violence. Lorsque la violence sera utilisée qu’importe la structure, les personnes, les membres, ils se retrouveront face à face avec la société, avec nous tous. Deuxième chose, ne jamais pratiquer le takfirisme, soit considérer de mécréant ceux qui ne partagent pas la même vision, les mêmes cultes religieux. Troisième principe, ne jamais rejeter l’autre et s’isoler. Quatrième principe, s’accrocher à la science, soit au cadre mère de l’Islam. Le cinquième principe étant de ne jamais se focaliser sur une personne, soit de se tenir loin du culte de la personnalité. Les individus ne doivent en aucun cas remplacer la vérité. Les vérités éternelles ne peuvent être construites sur des personnalités éphémères.
 
« Nous devons commencer une mobilisation de la compassion en ouvrant nos cœurs les uns aux autres… »
 
« Nous devons commencer une chaine de mobilisation de la compassion en ouvrant nos cœurs les uns aux autres. Nous pouvons surmonter toutes les malveillances nous enveloppant, essayant de nous encercler à l’intérieur de nous-même et visant notre unité, notre solidarité et notre fraternité. Les débuts et les fins d’années sont des moments de comptabilité pour chacun d’entre nous. Nous devons tous faire le compte de nos actes avant le grand jour. Que notre Créateur Tout-Puissant nous permette de mettre fin à toutes les malveillances nous assiégeant et de laisser un monde meilleur plus beau pour nos enfants » fut la prière du Président Görmez.