Réception des représentants des institutions médiatiques du Pakistan par le Président des Affaires Religieuses, Görmez

Le Président des Affaires Religieuses, le Prof. Dr. Mehmet Görmez reçut les représentants des institutions médiatiques du Pakistan.  
Le Président des Affaires Religieuses, Görmez exprima sa satisfaction au sujet de la visite de la délégation arrivée en Turquie dans le cadre de la Fondation Maarif Turquie, et rappela sa visite au Pakistan où il observa la nuit du Kandil passée, "la Turquie et le Pakistan sont deux pays ressentant une grande affection l’un pour l’autre et dont les peuples sont unis par les liens du cœur. Outre que la Turquie et le Pakistan soient frères, je considère ces deux pays tels des jumeaux". 
Le Président Görmez renseigna la délégation concernant l’histoire et la structure de la Présidence des Affaires Religieuses, comme suit les propos du Président Görmez ;
 
“Séparer la science entre le religieux et l’irréligieux est le plus grand point de rupture dans le monde musulman…”
Nous avons un profond point de rupture dans notre histoire de la science. Cela correspond à la séparation de la science entre le savoir religieux et le savoir irréligieux. Cela est le sujet le plus important dont nous allons parlons avec nos frères pakistanais, nos hodjas de madrasas. Que la science religieuse et irréligieuse soit séparée, est contraire au Coran lorsque nous considérons les versets traitant de la science. Parce que selon l’Islam, il existe les versets du Coran et les versets de l’univers. Vous ne pouvez diviser les versets du livre d’Allah des versets de l’univers. Ils sont indissociables. Par conséquent, les mathématiques représentent une science religieuse tout comme le tafsir qui est aussi une science religieuse. Dans nos anciens madrasas, tafsir, la jurisprudence (fiqih), la méthode, les fondements ne furent jamais séparés de la physique, de la chimie, des mathématiques, de l’astronomie.
“Si nous séparons la science, de la sagesse et de la connaissance, nous perdrons l’intégralité…”
Il y a un savant, un sage et un juge. Nous appelons savant celui qui détient la science, juge celui qui détient la raison, sage celui qui détient la connaissance.
Lorsque nous séparons ces trois de l’un et de l’autre, nous perdons l’ensemble, l’intégralité. Inshallah, la Fondation Maarif transmettra ce savoir dans sa globalité au Pakistan. Nous allons nous entraider. Il y a la sagesse, le savoir et la science au Pakistan. Mais ils sont séparés des uns et des autres. Nous devons tous les rassembler. Pour cela nous avons besoin d’une méthode (oussoul).  
 
“le Jihad est toute action réalisée pour rendre le bien, la connaissance, la sagesse souverain et non tuer comme le fait le DAECH …”
Le Président Görmez fit référence aux propos de Muhammed İkbal' "L’Islam est un chemin et non un arrêt ou une distance définie" et souligna que des constantes et des variables se trouvaient sur ce chemin. La frontière ne change pas. La route a des frontières. Le mouvement ne change pas à l’intérieur du chemin. Vous devez être en mouvement. L’un est le jihad, l’autre est le ijtihad (effort de réflexion). Le Jihad ne signifie pas tuer les hommes comme le fait le DAECH, le Jihad correspond à toute action pour que le bien, la connaissance dominent. Sans ijtihad il n’y a pas de jihad. Nous appelons verset (aya) les signes se trouvant sur le chemin et nous menant vers la cible. Les versets ne figurent pas uniquement dans le livre mais aussi dans l’univers. Nous ne pouvons les séparer.
La délégation remercia le Président Görmez de son accueil. Le Dirigeant de la Délégation de la Fondation Maarif, le Prof. Dr. Birol Akgün, et le Président Adjoint du Conseil d’Administration, le Dr Hasan Yavuz accompagnèrent le Président Görmez lors de la visite de la délégation pakistanaise.